Ensemble, réussissons le changement
Ce soir, nous allons écrire une page d'histoire de notre parti. Le choix du candidat qui affrontera la droite l'année prochaine. Pour reprendre le voeu de François Hollande : il ne s'agit pas moins de l'élection du successeur de François Mitterrand.
Nous arrivons au terme d'un exercice exemplaire. Mais les débats internes pour cette campagne des primaires ne doivent pas nous faire oublier « pourquoi nous combattons ». Il s'agit de refermer définitivement la page du 21 avril 2002 en battant le candidat de droite, en ramenant durablement la gauche au pouvoir. Les Français ont perdu espoir dans l'avenir, les inégalités se creusent, les conservatismes triomphent, la voix de la France sur la scène européenne et internationale est inaudible. Notre pays est en panne et notre société malade. Il ne faut pas seulement se pencher à son chevet, il faut la remettre sur pied.
Pour cela, les socialistes ont un projet. Le moment est venu de choisir celui qui saura au mieux, l'incarner.
Trois candidats, trois lectures du projet socialiste, trois perceptions différentes des priorités pour remettre la France dans le bon sens. S'ils sont tous socialistes, ils ne sont pas interchangeables.
Pour autant, ce n'est pas réductible à une question de personne. Dominique Strauss-Kahn est un candidat de rassemblement : il partage avec Ségolène Royal l'attachement à l'exigence de rénovation.
Il a en commun avec Laurent Fabius la préférence pour la décision politique. Héritier de Lionel Jospin, il a qualifié la France pour l'euro, il a imaginé les 35 heures et les emplois jeunes que Martine Aubry a réalisés. Depuis, il ne cesse de sillonner la France et l'Europe pour saisir le réel et imaginer l'idéal.
Mais ni le diagnostic de l'état de la France, ni la promesse de mener une politique de gauche ne font un projet. Dominique Strauss-Kahn veut être l'homme des solutions. Il veut, lui aussi, face à la mondialisation qui enserre notre pays dans une camisole de force ultralibérale, inventer le possible. Un possible avec une méthode : le social comme objectif, la démocratie comme moyen. DSK veut faire entrer la France dans la social-démocratie. Pas pour importer des modèles venus d'ailleurs, mais pour que notre pays soit fort sur le plan économique pour être juste sur le plan social. Pour DSK, la République n'a jamais été aussi neuve. Mais pour qu'elle soit le bien de tout, il propose de garantir une liberté ordonnée, une égalité réelle et une fraternité laïque.
Avec DSK, on attaquera les inégalités là où elles se produisent, ce qui est plus efficace que de les combattre là où on les constate.
Ce choix est historique. Aucun socialiste ne doit être absent de ce choix. Aucun socialiste ne peut se contenter de ne pas choisir. Aucun calcul, aucune arrière pensée, aucune posture tactique ne vaut. On va choisir le candidat des socialistes, celui qui pourra le mieux les représenter, celui qui devra rassembler toute la gauche démocratique et dont la mission sera de battre la droite et de gouverner pour tous les Français. L'abstention serait une démission, le vote blanc serait un manquement.
Nous avons donné au pays une leçon de démocratie, donnons-lui une solution pour l'avenir.
Votons pour Dominique Strauss-Kahn.
H.P.
